mardi 31 mai 2011

Frédérique Clémençon reçoit le prix Boccace


Publié le 30 mai 2011 par aa
www.livreshebdo.fr

(Photo : Frédérique Clémençon)

Doté de 2 500 euros, le nouveau prix du recueil de nouvelles récompense Les petits (L’Olivier).

Créé cette année par l’association littéraire “Tu connais la nouvelle ?” avec le soutien du conseil général du Loiret, le prix Boccace du recueil de nouvelles, doté de 2 500 euros, a récompensé dimanche 29 mai Les petits(L’Olivier, janvier 2011), de Frédérique Clémençon, au Château de Chamerolles, dans le Loiret.

Les membres du jury, Christiane Baroche, Olivier Adam, Gérard Audax, Jean-Marie Blas de Roblès, Philippe Lefait et Hervé Le Tellier, ont salué « ces huit nouvelles qui jugent, pèsent au plus juste les travers familiaux en vue d’éduquer les enfants. Une éducation certes mais qui corrige en réalité celle que l’on a reçue et qui ne passe pas. Alors on cherche du réconfort à faire souffrir les autres. C’est acide et remarquablement écrit ».

Sur 38 ouvrages reçus, cinq avaient été pré-sélectionnés soit, outre Les petits :
Comme un clou planté dans la page, de Bertrand Runtz (D’un Noir si Bleu)
La lettre de Buenos-Aires, d’Hubert Mingarelli (Buchet Chastel)
Rouge Sang Vierge, de Karima Berger (Al Manar)
Selon toute vraisemblance, de Laurent Graff (Le Dilettante)

lundi 30 mai 2011

A vous de lire 2011 : Les 10 lauréats du Prix du livre numérique

FNAC, A Vous de Lire, les éditions Ex Aequo et ActuaLitté, réunis pour le premier concours de la nouvelle numérique, enfin achevé

Rédigé par Nicolas Gary, le samedi 28 mai 2011 à 14h05


www.actualitte.com
Eh voilà : après plusieurs mois d’attente, d’écriture, de création, le concours impulsé dans le cadre de la manifestation A vous de lire prend fin, aujourd’hui même...

Inutile de faire durer le suspense, la liste est désormais dévoilée, après plusieurs journées de délibérations et autant de discussions autour des textes.

En retenir 10, ce n’était pas évident.

Surtout au regard des 160 et quelques textes reçus au fil des jours.


Alors, la liste est la suivante :
  • Bernard SAXEL pour sa nouvelle « Faux et usage de Faux »
  • Marie-Lorraine WEISS pour sa nouvelle «L’inéluctable étreinte des limbes hypnotiques »
  • Thierry GALLIER pour sa nouvelle « Métro de nuit »
  • Sébastien CLARAC pour sa nouvelle « L’Anneau de Seth »
  • Corinne FUCHS pour sa nouvelle « Du renard au loup »
  • Claire BERTHOMIEU pour sa nouvelle « Joue avec moi »
  • Irène DELCOURT pour sa nouvelle « La-terre-aux-fous »
  • Baptiste COULY pour sa nouvelle « Le caporal Holz »
  • Nicolas CANLER pour sa nouvelle « Le festin »
  • Emilio SCIARRINO pour sa nouvelle « Madame Klein »
Un grand bravo aux lauréats de cette édition, et surtout, merci à tous de votre participation.

Le livre numérique contenant les textes paraîtra dans le courant du mois de juin, et comme prévu, une version papier sera publiée en septembre, toujours aux éditions Ex Aequo.

Les lauréats recevront un FnacBook, offert par la FNAC, et leur livre numérique, par la même occasion.

samedi 28 mai 2011

Les lectrices de Elle choisissent Kathryn Stockett


Publié le 26 mai 2011 par mci
www.livreshebdo.fr

(Photo : Kathryn Stockett)

Les lectrices de Elle ont voté pour La couleur des sentiments de Kathryn Stockett (J. Chambon) parmi les huit romans de la sélection.

Pour le 42e Grand Prix des Lectrices de Elle, les lectrices ont élu – comme leurs benjamines l’ont fait deux jours plus tôt pour le premier prix des lycéennes de Elle – le roman de l’américaine Kathryn Stockett, La couleur des sentiments (J. Chambon). La lauréate l’a emporté de peu devant Rosa candida d’Audur Ava Olafsdottir (Zulma).

La couleur des sentiments est un véritable phénomène culturel. Il s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires aux Etats-Unis et atteint les 200 000 exemplaires en France. Son adaptation, produite par Steven Spielberg (Dreamworks) et réalisée par Tate Taylor, avec Emma Stone, Viola Davis et Bryce Dallas Howard, sortira sur nos écrans en novembre.

Les lectrices ont également élu ex-aequo Algérie, 1954-1962 : lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre, de Benjamin Stora, avec Tramor Quemeneur (mise en images Jérôme Pecnard) aux éditions Les Arènes et Nos étoiles ont filé, d’Anne-Marie Revol (Stock) dans la catégorie «document» ainsi que La maison d’à côté de Lisa Gardner (Albin Michel) dans la catégorie «policier».

Auteur de nombreux ouvrages sur l’Algérie, l’historien Benjamin Stora propose dans ce volume de la collection «L’histoire entre nos mains» des Arènes toute une série d’archives en fac-similés et des récits collés dans les pages ou glissés dans des enveloppes qui reconstituent la vie des Français et des Algériens durant la guerre d'Algérie.

Son ouvrage est ex-aequo avec l’émouvant témoignage d’Anne-Marie Revol qui regroupe dans Nos étoiles ont filéles lettres qu’elle a rédigées après le décès de ses deux petites filles.

Parmi les huit romans policiers de la sélection, les lectrices ont élu La Maison d’à côté, thriller américain de l’auteure à succès Lisa Gardner, qui remportait l’an dernier pour ce titre le très convoité prix du meilleur roman de l’International Thriller Writers Association.

Huit jurys mensuels de quinze lectrices composent le Grand Jury de cent vingt lectrices. De septembre à avril, les huit jurys de quinze lectrices lisent sept livres (trois romans, deux documents et deux policiers) soumis à leur appréciation par la rédaction de Elle. Ces lectrices commentent les sept ouvrages et les notent (de 0 à 20). La moyenne des notes ainsi obtenue permet de désigner les trois livres du mois, celui de la catégorie «roman», celui de la catégorie «document» et celui de la catégorie «policier».

Quatrième de couverture :

Chez les blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minnie, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.

Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l'Amérique avec ses personnages inoubliables.


jeudi 26 mai 2011

A vous de lire 2011

Du 26 mai au 7 juin, le tour de France littéraire avec le train À vous de Lire ! - Littératour

Cette année « À vous de lire ! », manifestation du ministère de la Culture et de la Communication, mettra la thématique de la correspondance, genre littéraire universel, à l’honneur. Évènement phare de cette édition, un train exceptionnel baptisé le Train « À vous de lire ! – Littératour » proposera une grande exposition gratuite retraçant la fabuleuse aventure de l’écrit et une riche programmation de rencontres et d’évènements en lien avec la correspondance.

Le Train « À vous de lire ! – Littératour »
Inauguré le 25 mai à Paris-Gare du Nord, le Train À vous de Lire ! - Littératour sillonnera la France du 26 mai au 7 juin prochains. De nombreux auteurs, des conférences, des ateliers et une exposition inédite seront au rendez-vous dans ce train exceptionnel.

Les grandes révolutions de l’écrit : une exposition itinérante
L’exposition « Des tablettes d’argile aux tablettes numériques » retracera l’histoire de l’écrit et ses grandes révolutions, des tablettes assyriennes au papyrus, puis du parchemin au papier et du manuscrit à la presse de Gutenberg jusqu’à l’imprimerie industrielle et aux écrans tactiles. Des trésors issus de collections publiques et privées, (parchemins, manuscrits, incunables, lettres, livres, reliures d’art…) jalonneront l’exposition, afin de mieux faire vivre aux visiteurs la magie et les évolutions de cet objet irremplaçable qu’est le livre. Des conférences, des lectures, des ateliers et des rencontres avec des écrivains complèteront la proposition.

Le train A vous de lire !

Pour en savoir plus : http://www.avousdelire.fr/edition-2011

lundi 23 mai 2011

Michel Prigent est mort le 19 mai

Le président du directoire des Presses Universitaires de France est décédé le 19 mai 2011 à Paris, à l'âge de soixante ans, a annoncé les Presses Universitaires de France dans un communiqué ce lundi 23 mai.

Normalien, agrégé de lettres classiques, docteur ès Lettres, Michel Prigent était entré aux Puf en 1974 où il effectua toute sa carrière professionnelle, d'abord comme attaché de direction, puis comme directeur éditorial, enfin, depuis 1994, comme président du directoire.

Plus d'information sur LivresHebdo.fr

Prix Maisons de la Presse

Le Prix Maisons de la Presse doit avoir des qualités littéraires incontestables, tout en offrant une lecture divertissante, enrichissante et accessible à un large public. Le prix est attribué avant l'été et est mis en avant dans toutes les librairies du réseau "Maisons de la Presse" pendant toute la saison afin d'en faire le livre de l'été. Cette année, il est décerné à Véronique Olmi pour Cet été-là paru chez Grasset.

4ème de couverture
Comme chaque année, trois couples d'amis passent le 14 juillet au bord de la mer, en Normandie. C'est un rite immuable et léger. Une parenthèse joyeuse.
Cet été-là, pourtant, un adolescent inconnu surgit et s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures, des secrets. En quelques jours, le destin de ces êtres va basculer.


Cet été-là


vendredi 20 mai 2011

Man Booker International Prize pour Philip Roth: une jurée démissionne

L'écrivain américain Philip Roth s'est vu décerner mercredi 18 mai 2011 le prestigieux Man Booker International Prize, qui distingue tous les deux ans un auteur pour l'ensemble de son oeuvre, nous apprend l'AFP.

Philip Roth succède ainsi à la Canadienne Alice Munro, au Nigérian Chinua Achebe et à l’Albanais Ismail Kadaré, rappelle Le Nouvel Observateur. L'écrivain a remercié les jurés du prix, et déclaré: «Un des grands bonheurs que j’ai eus en tant qu’écrivain est que mon travail a été lu partout dans le monde, malgré le crève-cœur que représente la nécessité d’être traduit.»

Le président du jury, Rick Gekoski, a salué cette victoire en déclarant:«Depuis plus de 50 ans, les livres de Philip Roth ont stimulé, provoqué et diverti un énorme public, qui continue de s'élargir

Pourtant, l'annonce du nouveau lauréat n'a pas fait que des heureux: elle a aussi provoqué le départ de Carmen Callil, fondatrice des éditions féministes Virago, lit-on sur The Guardian. D'aprèsCarmen Callil, l'auteur de Portnoy et son complexe et de Pastorale Américaine«traite toujours du même sujet dans presque tous ses livres». Son oeuvre équivaut à «s'asseoir sur la figure de quelqu'un».

«Je ne le considère pas du tout comme un écrivain», a donc avancé Carmen Callil avant de démissionner du jury auquel elle participait aux côtés de l’écrivain Rick Gekoski et du nouvelliste Justin Cartwright, raconte le magazine littéraire. «J’ai signifié clairement que je ne souhaitais pas l’inclure dans la sélection, j’étais donc surprise qu’il y demeure. Il est le seul que je n’admirais pas – tous les autres auraient convenu.»

Les deux autres jurés ont cependant confirmé que nul autre écrivain que Roth ne méritait de remporter le prix. Rick Gekoski a assuré que les «prix littéraires sont généralement assez litigieux» mais qu’il faut moins se préoccuper de «la satisfaction des juges» que «de choisir le bon auteur». Carmen Callil a promis de justifier prochainement sa décision dans les colonnes du Guardian.

Fondé en 1968, le Man Booker International Prize n'est pas étranger à ce genre de controverses. En 1971, l'écrivain Malcolm Muggeridge démissionna du jury en déclarant: «Il me semble que la plupart des oeuvres s'apparentent à de la pornographie, et manquent des qualités littéraires qui pourraient compenser l'insipidité de leur contenu.»

Photo: philip roth: novels 1993-1995, cdrummbks via Flickr
www.slate.fr

Prix Initiales 2011


Le Prix Initiales du groupement de libraires indépendants Initiales récompense un roman paru dans l’année et qui par la portée de sa voix, le caractère unique de son style et la force de son pouvoir fictionnel, a vocation à rejoindre les ouvrages indispensables de la librairie. Voici les 2 ouvrages lauréats :

Littérature Française

Littérature Etrangère

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Jérôme Ferrari
Où j'ai laissé mon âme
Actes Sud
Leonardo Padura
L'homme qui aimait les chiens
Métailié

jeudi 19 mai 2011

La femme lion, d'Erik Fosnes Hansen

Rédigé par Cecile Pellerin, le mercredi 18 mai 2011 à 12h36


www.actualitte.com
Cette histoire aurait pu démarrer par « Il était une fois » tant elle ressemble à un conte, un conte fantastique scandinave, empreint de mystère et de tristesse, très beau. Par une nuit d’hiver glaciale mais lumineuse, parsemée d’aurores boréales,  « des lumières fusaient dans le ciel comme des tressaillements un peu douloureux » une femme chute dans la rue et déclenche alors, dans la douleur, son accouchement prématuré.

Elle succombe dans d’extrêmes souffrances et donne naissance à une petite fille, Eva, atteinte d’un syndrome très rare : l’hypertrichosis lanuginosa congenita. Elle est recouverte de poils, tel un félin. L’histoire se passe dans un village à peine nommé, sans doute imaginaire, là-haut quelque part en septentrion, au début XXe, à une date non précisée.

Le père, secoué par la mort de sa femme, reste d’abord indifférent à cet enfant si étrange, « il jeta un bref coup d’œil à l’enfant » s’en inquiète peu puis, au fil du temps, par touches secrètes, parfois maladroites, mais sincères, se conduit comme un père aimant (mais sans effusion), attentif et protecteur. « Il lui passe doucement la main sur la tête. Il ne l’embrasse pas, il ne le fait quasiment jamais ».

Le regard d’autrui, les croyances populaires tenaces le conduisent à créer un cocon pour sa fille duquel elle s’échappera en grandissant, notamment en entrant à l’école. Cet univers fermé, c’est d’abord une chambre, une maison d’où elle sort très peu puis il grandit, inclut la gare dans laquelle son père est chef, notamment la salle des télégraphes où Eva s’évade. « Les trains jalonnent la journée ».

Cette gare, lieu de passage et de départs, d’abord dans la ville de Fredheim pour Noël, plus tard vers un congrès scientifique international, en cure pour suivre son père fatigué ; voyages à la fois cruels et libérateurs, presque initiatiques. « Les longs voyages ont parfois cet effet sur les gens : dès que le train quitte le quai, c’est comme si la vie telle qu’elle est lâchait son emprise et ils découvrent la vie telle qu’elle devrait être, ils deviennent pendant un moment ceux qu’ils auraient dû être, ce qu’ils auraient pu être, ils sont libres ».

Dans les deux premières parties, le narrateur s’exprime à la 3e personne, mais de temps à autre, « je » s’immisce dans le récit et prend toute sa place dans la dernière partie. Lorsqu’Eva a la maturité suffisante pour s’exprimer, elle conduit elle-même le récit, fait part également de son journal intime et nous fait alors pénétrer au plus profond de ses sentiments, de ses souffrances, de sa solitude. « Lorsque tu te retrouves si seul au point que tu ne peux pas l’être davantage, bien vite c’est encore pire ».

Avec une sobriété et beaucoup de sensibilité, l’auteur a ôté de son récit tout misérabilisme, toute condescendance et fait de son personnage, une jeune femme humaine, bien plus humaine que ceux qui l’entourent et résolument belle dans sa différence. À aucun moment le lecteur n’éprouve horreur ou gêne, si ce n’est à travers les personnages secondaires, parfois vils et moqueurs, sans grâce. Il est juste troublé. Même les scènes d’exhibitions scientifiques (qui ne sont pas sans rappeler l’histoire de la Vénus Hottentote) restent malgré tout pudiques et dignes.


C’est un portrait de femme avant tout. Un récit d’initiation d’une jeune fille douce et sensuelle, fragilisée par le désir et le plaisir, en quête de normalité tout simplement. Et qui doit se contraindre, se restreindre sans cesse dans ses sentiments comme si sa différence lui interdisait d’être simplement humaine. Le regard des autres, notamment les enfants de l’école est quelquefois douloureux, «  Ma propre compagnie était de loin préférable à celle des autres enfants », mais l’auteur ne sombre jamais dans l’excès, ne juge ni ne condamne.

Il est le témoin d’une identité qui s’affirme, se construit, s’épanouit au-delà même de la souffrance, du doute et de la peur. Un superbe portrait de femme, presque allégorique dans la scène finale, incongrue et brusque (peut-être la plus violente du roman), tellement indigne, annonciateur peut être d’événements encore plus noirs dans une société où la nature humaine a perdu sa conscience et a sombré dans une folie monstrueuse.

Traduit par Alain Gnaedig du norvegien

Le prix Maison de la presse 2011 revient à Véronique Olmi

Publié le 18 mai 2011 par cn

www.livreshebdo.fr

(Photo : Véronique Olmi © Olivier Dion)

L’écrivaine a été distinguée, mercredi 18 mai, pour son roman Cet été-là (Grasset).

Pour sa 41e édition présidée par François Busnel, le prix Maison de la presse a été décerné, parmi les six ouvrages encore en lice, à Cet été-là de Véronique Olmi, publié chez Grasset.

Une fois n’est pas coutume, la remise du prix, à Paris, a eu lieu non pas à la brasserie Les Editeurs, comme c’était le cas ces dernières années, mais au Centre national du livre. Un changement de lieu qui correspond à une volonté de l’enseigne de se rapprocher des structures professionnelles du livre en y faisant valoir la puissance de son réseau de proximité.

mercredi 18 mai 2011

Boycott du prix Rive Gauche

Ne cherchez pas d'information sur la sélection de ce prix O combien ridicule !!! Je boycotte ce type d'évènement née d'une bourgeoisie toute parisienne (enfin, celle de la rive gauche of course) ... De toutes les façons, les sélections se suivent et se ressemblent d'un prix à un autre, et ici, on va mettre à l'honneur un ouvrage qui n' a pas encore reçu le sien, alors ...

mardi 17 mai 2011

L'euthanasie est mon métier

[Premier roman] Dans ce glaçant conte d'anticipation signé Laurent Pinori, programmer sa propre mort est devenu un droit de l'homme. Corrosif.

Avec «Option Léthé» (Fayard), Laurent Pinori signe un premier roman acide et enlevé sur l'euthanasie. (c)Jean-Marc Gourdon

Avec «Option Léthé» (Fayard), Laurent Pinori signe un premier roman acide et enlevé sur l'euthanasie. (c)Jean-Marc Gourdon

L'histoire. Ce conte glaçant se déroule à la fin du XXIe siècle, du moins l'imagine-t-on car la précision n'est pas donnée. Le progrès fait rage et la société a vaincu le tabou suprême, puisque les services d'aide à la personne offrent à chacun la possibilité de mettre fin à ses jours. Programmer sa propre mort est désormais un droit de l'homme. Nul besoin d'être vieux ou malade pour prétendre quitter ce très bas monde.

Quel que soit son âge, quiconque est saisi d'un accès de lucidité ou de fatigue métaphysique peut faire appel à l'entreprise du nom de Léthé (nom du fleuve mythologique qui sépare le monde des vivants du royaume des morts), leader mondial sur le marché de l'euthanasie. La holding se charge alors, moyennant finances, d'assister tout candidat au suicide légalisé selon les modalités de son choix - cela va du simple envoi par la poste d'un cocktail fatal à la mise en scène la plus sophistiquée. Un assistant accompagne le futur défunt jusqu'à la fin.

Guido Debeker était l'un de ces enquêteurs du Léthé. Sa mission consistait à étudier chaque demande. «Je crois pouvoir affirmer que j'ai aimé mon métier. On nous allouait suffisamment de temps dans le traitement de l'affaire pour apprécier ce qui est unique chez nos clients. Chaque cas était une leçon d'humanité.»

L'auteur. Laurent Pinori, né à Marseille en 1973, s'est installé à Paris quand il a intégré l'Ecole nationale supérieure de Techniques avancées (Ensta). Aujourd'hui il est spécialiste des automatismes ferroviaires. En 2007, il a été distingué par «Technikart», dans le cadre de l'«opération manuscrits».

Notre avis. Excepté quelques pages faussement houellebecquiennes sur la vie sexuelle du héros, «Option Léthé» est une fantaisie littéraire acide et bien enlevée. La condition humaine se trouve chahutée sur 200 pages par un esprit noir et joliment corrosif.

Anne Crignon

Option Léthé, par Laurent Pinori,
Fayard, 210 p., 17 euros.

Source: "le Nouvel Observateur" du 28 avril 2011.

Sélections du mois de mai du Prix des Lecteurs du Livre de Poche

Voici les sélections du mois de mai du Prix des Lecteurs du Livre de Poche


Sélection Littéraire

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Dominique Fabre
J'aimerais revoir Callaghan
Le Livre de Poche
Rachel Johnson
Le diable vit à Notting Hill
Le Livre de Poche



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Willa Marsh
Meurtres entre soeurs
Le Livre de Poche
Daniel Glattauer
Quand souffle le vent du nord
Le Livre de Poche


Sélection Polar

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Tom Epperson
L.A. Noir
Le Livre de Poche
R. J. Ellory
Vendetta
Le Livre de Poche



Lauréats du mois d’avril

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Barbara Constantine
Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom
Le Livre de Poche
Johan Theorin
L'Heure trouble
Le Livre de Poche



lundi 16 mai 2011

Bernard Comment, Goncourt de la Nouvelle 2011


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(Photo : Bernard Comment)

Le prix a été attribué à Tout passe, publié chez Bourgois.

Paru le 7 avril dernier chez Christian Bourgois, Tout passe : récits, de Bernard Comment, a reçu à l'unanimité le prix Goncourt de la nouvelle 2011. Le recueil rassemble neuf histoires autour de divers personnages : une vieille dame près de la mort, un fils qui n'a pas connu son père, un veuf qui enterre ses richesses ou encore un lecteur dans une bibliothèque numérique durant une panne d'électricité.

Bernard Comment, ancien pensionaire de la Villa Médicis, est directeur de la fiction à France culture, co-scénariste du film d'Alain Tanner, Requiem, d'après le roman d'Antonio Tabucchi (sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, Festival de Cannes 1998). Il a déjà reçu le prix Lipp en 1990 et a été fait Officier des Arts et des Lettres en 2010. Bernard Comment a aussi édité l'an dernier, avec Stanley Buchthal, Fragments de Marilyn Monroe.

L’Académie Goncourt a aussi tenu à saluer l’œuvre du nouvelliste Hubert Haddad pour ses Nouvelles du jour et de la nuit que viennent de rééditer en février les éditions Zulma.

La sélection finale comprenait 6 livres.

Le petit récap' des prix littéraires décernés début mai 2011

La nouvelle saison du Medicis

Publié le 09 mai 2011 par mci

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(Photo : Dominique Fernandez, président du jury © DR)


Fort des succès en librairie de ses derniers lauréats, le Medicis décernera ses prix vendredi 4 novembre.

Le jury du prix Medicis proclamera ses prix vendredi 4 novembre, deux jours seulement après les prix Goncourt et Renaudot (2 novembre) et trois jours avant le prix Femina (7 novembre). Auparavant, le jury, qui vient d’exclure de ses membres Pierre Leroy, se réunira les 12 septembre et 10 octobre au soir pour établir ses sélections.

Le jury du prix Medicis, présidé pour deux ans par Dominique Fernandez, est désormais composé de Michel Braudeau, Patrick Grainville, Christine de Rivoyre, Denis Roche, Anne Wiazemsky, que viennent de rejoindre Emmanuelle Bernheim (auteure chez Gallimard), Anne F. Garetta (auteure chez Grasset) et Alain Veinstein (auteur au Seuil), élus à l’unanimité le 5 mai.

Egalement membre, Frédéric Mitterrand ne siègera pas au jury pendant toute la durée de son mandat de ministre de la Culture.

Les lauréates du Prix Femme Actuelle 2011

Rédigé par Adrien Aszerman, le mercredi 11 mai 2011 à 16h23
www.actualitte.com
Au Café des Editeurs hier, entre délicieux petits fours et champagne à grands flots, les noms des lauréates du Prix Femme Actuelle 2011 ont été dévoilés.

La grande gagnante est Diane Peylin, pour A l'endroit où elles naissent. Ce roman, "coup de coeur" de Paulo Coelho, conte l'histoire de deux femmes, deux vies en une seule Terre. L'ouvrage est préfacé par Maxime Le Forestier, qui rappelle opportunément que le titre initial du roman devait être Nées quelque part.


Sandrine Monfort à gauche, Diane Peylin à droite

Sandrine Monfort est quant à elle la gagnante du Prix Femme Actuelle catégorie thriller avec En proie au temps qui conte les aventures d'une jeune pédiatre cancérologue qui s'introduit illégalement dans un laboratoire nucléaire, pour y dérober de quoi faire l'injection de la dernière chance à l'un de ses patients ... avant que sa vie ne bascule du jour au lendemain dans l'horreur.

Sélection de printemps du Prix Renaudot


Voici les sélections de Printemps du Prix Renaudot.

Pour les romans :

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Sylvie Aymard
La vie lente des hommes
Maurice Nadeau
Clément Caliari
Retrait de marché
Gallimard
Julien Capron
Match retour
Flammarion




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Stéphane Chaumet
Même pour ne pas vaincre
Seuil
Louis-Philippe Dalembert
Noires blessures
Mercure de France
Boubacar Boris Diop
Murambi, le livre des ossements
Zulma




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Benoît Duteurtre
L'été 76
Gallimard
Nicolas Fargues
Tu verras
POL
Isabelle Jarry
La voix des êtres aimés
Stock




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Mathieu Lindon
Ce qu'aimer veut dire
POL
Jean-Pierre Milovanoff
Terreur grande
Grasset
Anne Plantagenet
Nation Pigalle
Stock




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Serge Safran
Le voyage du poète à Paris
Léo Scheer
Aliocha Vandamme
La confession de Charleroi
Flammarion
Philippe Vilain
Pas son genre
Grasset




Pour les Essais :

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Antoine Audouard
Le rendez-vous de Saigon
Gallimard
Jean-Christophe Bailly
Le Dépaysement : Voyages en France
Seuil
André Blanchard
Autres directions : Carnets 2006-2008
Le Dilettante




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Alain Cresciucci
Les désenchantés: Blondin, Déon, Laurent, Nimier
Fayard
René de Ceccatty
Noir souci
Flammarion
Jean-Louis Gouraud
Hippomanie
Favre Sa




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Gérard Guégan
Fontenoy ne reviendra plus
Stock
Gilles Lapouge
Dictionnaire amoureux du Brésil
Plon



Calendrier du Prix Renaudot 2011 :

  • Première sélection : 6 septembre
  • Deuxième sélection : 4 octobre
  • Remise de prix : 25 octobre.

Source : AFP via Actualitté