vendredi 21 janvier 2011

Martine est orpheline

Par LEXPRESS.fr, publié le 21/01/2011 à 15:30, mis à jour à 16:26

Martine est orpheline

Casterman

Marcel Marlier, co-auteur des aventures de Martine, est décédé mardi 18 janvier à l'âge de 80 ans.

Marcel Marlier nous a quittés mardi 18 janvier à Tournai. Avec le scénariste Gilbert Delahaye disparu en 1977, il avait créé à destination du jeune public le personnage de Martine, en 1954. Avec des titres aussi simples que Martine à la ferme, Martine à la mer, ou encore, Martine à la maison, c'est un certain idéal des années 60 que Marcel Marlier dessinait sous les traits de cette petite fille modèle. Pas moins de 60 titres seront publiés, 65 millions d'exemplaires seront vendus en France et 35 millions en langue étrangère. Mais les aventures de Martine continuent. Jean-Louis Marlier, son fils, a déjà pris le relais.

mercredi 19 janvier 2011

Un lexique de l’Internet

LE 19 JANVIER 2011 18H18 | PAR
COLINE

Quand je suis arrivée au journal pour la première fois, j’ai été assaillie par un vocabulaire inconnu. Comprenez-moi bien : je connaissais suffisamment le monde de l’ordinateur en général pour pouvoir traduire des termes simple tels que “scroller” (faire tourner la roulette de sa souris, pour les ignares). Mais la presse a son langage, le Web aussi, sans parler du marketing qui les terrasse tous. Moi qui aime bien les mots, j’avais dans la tête un dictionnaire rempli d’argot lyonnais et de langage des cités acquis au cours de mon précédent boulot. Un bien joli vocabulaire que je me suis auto-priée de mettre de côté quand j’étais à la rédaction.

Les premiers temps, ça fait bizarre: quelqu’un vous adresse la parole pour vous demander d’accomplir une tâche. Vous hochez la tête gentiment, et vous vous retrouvez à chercher sur Google la traduction de la plupart des termes. Et puis ça rentre, et un beau jour vous vous surprenez à répondre avec les mêmes mots étranges. Pire : l’un d’entre eux vous échappe pendant un apéro avec des amis ni web-addicts, ni journalistes, ni marketeux. Leurs yeux écarquillés vous rappellent à l’ordre, mais c’est déjà trop tard, le mot a glissé. L’explication aussitôt exigée ne fera souvent qu’obscurcir plus encore le message de départ.

Bref. Je ne suis pas en mesure de raconter l’origine des expressions qui vont suivre, ni même de définir précisément à quelle famille ils appartiennent. Mais, si un jour vous étiez amené à bosser par ici, ils vous serviraient, soyez-en certains.

Je me lance dans une tâche difficile. Soyez indulgent. Je vous invite à proposer vos propres mots, à préciser une notion que je n'ai pas saisie, où tout ce que vous voulez.]

Wording : Manière de présenter les choses de manière sexy. Plus sérieusement, ce sont les mots choisis pour définir une rubrique, c’est ce qui fait qu’un mail aux internautes est percutant. « Il faut travailler le ‘wording’ » dira-t-on quand l’idée est bonne mais la façon de la présenter pas terrible. Un synonyme ? « terminologie », paraît-il.

Benchmark : De loin le mot qui m’a le plus surprise, tant sa prononciation peut ressembler à un éternuement. En gros, c’est un comparatif des marques concurrentes. Enfin, je crois.

Dans la boucle : Mettre quelqu’un « dans la boucle », c’est le faire entrer dans le cercle fermé de « ceux qui savent ». En plus pratique – et moins classe – ça consiste à entrer son nom dans le champ CC du mail qu’on s’apprête à envoyer.

Home : C’est la page d’accueil d’un site. Un nom plutôt bien trouvé, parce que quand on bosse toute la journée sur un site, sa page d’accueil devient plus familière que votre propre maison.

Cap : Rien à voir avec cap/pas cap, il n’est pas question de défi ici. Une « cap », c’est juste ce que les gens normaux nomment une majuscule.

Div’ : Ce que les gens normaux nomment un tiret.

Linker : Faire un lien. S’utilise dans le cas d’un article relié à un autre, bien sûr. On ne dit pas « Tu linkes un peu ces deux événements ? » Enfin, après tout, pourquoi pas ?

Tête de home : Non, ce n’est pas une insulte. C’est même presque un compliment, en fait, puisque c’est la position 1, l’article star, celui qui mérite toute l’attention de nos lecteurs. « Il me faut absolument une tête de home ! » s’écrie parfois une de nos deux FPE (je vous expliquerais. plus tard.)Fleuve, fleuver : Pour le reste du monde, le fleuve, c’est un grand cours d’eau qui se jette dans la mer. Ici, c’est la iste des articles situés en home. Vous suivez ? Allez sur la page d’accueil de n’importe quel site d’info (préférez LEXPRESS.fr, c’est quand même le mieux). La liste des articles est à gauche, elle se présente de façon assez verticale et c’est ça, le fleuve. Fleuver un article, c’est l’insérer dans cette liste. S’il est très important, il va tout en haut. Sinon un peu plus bas. Et puis le temps passe, il devient moins important alors il descend, jusqu’à disparaître totalement et être remplacé par d’autres articles plus importants – ou plus récents. Un peu comme s’il se jetait dans la mer.

Position cinq : Rien à voir avec le kama sutra. On parle de la « position » d’un article dans le fleuve. Pour trouver la position cinq, il suffit de partir de tout en haut de la page et de compter les articles jusqu’à cinq. Fastoche.

Aiguiller : Lire « Fleuver ». S’il y a une différence, je ne la connais pas. Je crois que la subtilité réside dans le fait qu’aiguiller insiste sur l’importance de choisir la bonne position pour un article. Il y a une notion de précision dans « aiguiller » que « fleuver » traduit moins bien.

FPE : Front Page Editor. C’est la maman de la home. Celui qui s’occupe de toujours vérifier que les photos ne soient pas trop haute, qui aiguille les articles avec une attention particulière, qui râle quand les titres sont trop longs, qui désigne l’article qui aura le droit à la prestigieuse « tête de home ». Les FPE font des tas d’autres choses encore, ils sont les maîtres incontestés de la hiérarchie de l’info, de la veille et puis des blagues de mauvais goût.

Dans le prochain épisode, je vous parlerai de CMS, de titres sexy, de bâtonnage, de timeline, etc.

www.blogs.lexpress.fr


Décès de Jean Dutourd

www.livreshebdo.fr


Publié le 18 janvier 2011 par vt, avec afp

(Photo : Jean Dutourd)

Prix Interallié en 1952 pour son roman Au Bon Beurre, Jean Dutourd était entré à l'Académie française le 30 novembre 1978. Il avait 91 ans.

L'académicien Jean Dutourd, romancier et essayiste, est mort lundi soir à l'âge de 91 ans à son domicile parisien, a-t-on appris de source policière.

Né le 14 janvier 1920, prisonnier avant de devenir résistant (co-fondateur du mouvement Libération-Sud) durant la seconde guerre mondiale, son premier livre, Le Complexe de César (Gallimard), était paru en 1946 qui avait obtenu le prix Stendhal. Jean Dutourd avait été conseiller littéraire au sein de la maison d'édition Gallimard dans les années 60, éditorialiste et critique dramatique au quotidien France Soir où il officiia de 1963 à 1999. Il avait également obtenu le Prix Interallié en 1952 pour son roman Au Bon Beurre (Gallimard), un portrait caustique d'un couple d'épiciers opportunistes durant l'Occupation. Une version illustrée a été publiée par L'École des Loisirs.

Grand admirateur du général de Gaulle, de Montaigne, Proust et Balzac, il a écrit quelque 70 livres : Les Taxis de la Marne (1956, Gallimard), Rivarol (1963, Mercure de France), Le Demi-solde (1964, Gallimard), Le Printemps de la vie (1972, Flammarion), De la France considérée comme une maladie (1982, Flammarion), Henri ou l'Education nationale (1982, Flammarion) ou La Gauche la plus bête du monde (1985, Flammarion), Conversation avec le Général (1990, Flammarion). Ses essais deviennent de plus en plus polémiques, sous forme de pamphlets, mais aussi nostalgiques, regrettant la France d'autrefois. Il n'aimait ni la science ni le progrès, se revendiquait clairement à droite, mais son amour de la langue française qu'il aimait défendre avec conviction suscitait le respect des intellectuels et auteurs de tous bords. Le Mauvais Esprit, livres d'entretiens avec un autre pamphlétaire, Jean-Edern Hallier, paraît chez Orban en 1985.

Jean Dutourd était entré à l'Académie française le 30 novembre 1978, élu au fauteuil de Jacques Rueff. Quelques mois plus tôt, le 14 juillet 1978, il avait avait été la cible d'un attentat qui détruisit son appartement parisien, sans faire de victime.

Jean Dutourd était réputé pour son anti-conformiste et son franc-parler. Réactionnaire, érudit, provocateur, râleur, il était réputé pour ses critiques incessantes sur la médiocrité de notre époque, trouvant ainsi sa tribune dans l'émission "Les Grosses Têtes", sur la radio RTL. Il avait arrêté sa participation quotidienne à l'émission depuis septembre 2008.

Ses derniers livres étaient parus chez Plon : Le siècle des lumires éteintes, Les perles et les cochons, Leporello ou encore La grenade et le suppositoire (en 2008).

jeudi 13 janvier 2011

Une rentrée littéraire 2011 plus que prudente Par Adeline Journet, publié le 05/01/2011 à 15:00

http://www.lexpress.fr/culture/livre/une-rentree-litteraire-2011-plus-que-prudente_950002.html

De janvier à mars 2011, 510 livres vont investir les étalages des librairies françaises. Contre plus de 700 sorties en septembre, une baisse de 30% de premiers romans par rapport à la rentrée 2010, la rentrée littéraire 2011 s'annonce très prudente !

510 livres sont donc attendus à partir de janvier 2011. Malgré une légère augmentation de la publication globale par rapport à la rentrée 2010, la part de premiers romans atteint, son niveau le plus faible depuis 9 ans (49 contre 73 en janvier 2010). Les éditeurs misent donc cette année sur la prudence et le retour d'auteurs confirmés. Christine Angot (Les Petits), chez Flammarion, Alexandre Jardin (Des gens très bien) chez Grasset, et Philippe Sollers (Trésor d'amour) chez Gallimard, signent trois des romans les plus attendus de ce début d'année. On attend également les romans de Jonathan Coe (La vie très privée de Mr Sim) et Jean-Marie Rouard (La guerre amoureuse) chez Gallimard, Andreï Makine (Le livre des brèves amours éternelles) aux éditions du Seuil, ou encore Mathieu Lindon (Ce que aimer veut dire) aux éditions P.O.L.

La rentrée sera enfin nord-américaine avec les nouveaux romans de Percival Everett, James Ellroy, John Irving, ainsi que le cinquième tome des Oeuvres complètes de Raymond Carver et une nouvelle traduction du célèbre Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald. Seule fausse note de ce début d'année, la publication malencontreuse d'un deuxième livre intitulé Les Petits, de Frédérique Clémençon, aux éditions L'Olivier, qui paraîtra le 6 janvier, une semaine avant l'homonyme tant attendu de Christine Angot. Fausse note qui porte à confusion mais qui reste légale et semble mettre un peu de piquant à cette rentrée littéraire plus que prudente!

La sélection finale du grand prix RTL-“Lire”

Publié le 10 janvier 2011 par mci

(Photo : Kim Thúy, lauréate du grand prix 2010 ©Olivier Dion)

Cinq titres restent en lice pour le grand prix RTL-Lire qui sera remis le 17 mars lors de l’inauguration du Salon du livre de Paris.

Dominique Sylvain et Michel Rostain entrent dans les rangs des finalistes du grand prix RTL-Lire, aux côtés d’Alexandre jardin, Fabrice Humbert et Christian Garcin.

Désignés par les deux rédactions de Lire et de RTL, sous la coprésidence de Philippe Labro et de François Busnel, les cinq titres sont soumis à 20 libraires choisis dans 20 villes de France, qui ont composé des jurys régionaux au sein de leur clientèle : au total, c’est à une centaine de lecteurs, de tous âges et de toutes catégories socioprofessionnelles qu’appartient de choisir le lauréat parmi les cinq auteurs présélectionnés.

La remise du grand prix RTL-Lire 2011 aura lieu le 17 mars, jour de l’inauguration du Salon du livre qui se tiendra porte de Versailles à Paris.

Les cinq finalistes :
Christian Garcin, Des femmes disparaissent (Verdier)
Fabrice Humbert, La fortune de Sila (Le Passage)
Alexandre Jardin, Des gens très bien (Grasset)
Michel Rostain, Le fils (Oh ! Editions)
Dominique Sylvain, Guerre sale (Viviane Hamy)

Six premiers romans pour le Goncourt

http://www.livreshebdo.fr/prix/actualites/six-premiers-romans-pour-le-goncourt/5877.aspx

Publié le 11 janvier 2011 par mci

(Photo : Les jurés Goncourt chez Drouant ©Olivier Dion)

Le Goncourt du premier roman sera décerné le 1er février.

Lors de sa réunion du 11 janvier, l’académie Goncourt a sélectionné six titres en vue du Goncourt du premier roman, qui sera proclamé le mardi 1er février.

Il s’agit de :
La fille de son père, Anne Berest (Seuil)
A l’attention de la femme de ménage, Emilie Devaux(Stock)
Le confident, Hélène Grémillon (Plon)
La secrète mélancolie des marionnettes, Denis Grozdanovitch (L’Olivier)
Cent seize Chinois et quelques, Thomas Heams-Ogus(Seuil)
Les vies extraordinaires d'Eugène, Isabelle Monnin (JC Lattès)

La sélection du 4e Prix Landerneau

http://www.livreshebdo.fr/prix/actualites/la-selection-du-4e-prix-landerneau/5885.aspx

Publié le 12 janvier 2011 par mci

(Photo : Jean-Christophe Rufin)

Neuf titres ont été retenus pour la quatrième édition du prix des libraires des Espaces culturels E.Leclerc, présidée par l’écrivain Jean-Christophe Rufin.

La quatrième édition du Prix Landerneau, placée sous la présidence de Jean-Christophe Rufin, récompensera le 9 février l’un des neuf ouvrages retenus parmi l’ensemble des romans français parus depuis janvier 2011.

Le prix décerné par les libraires des Espaces culturels E. Leclerc comporte une dotation de 6 000 € attribuée au lauréat, tandis qu’une campagne de publicité est consacrée à l’ouvrage et à son éditeur dans la presse régionale et nationale.

Parallèlement, les libraires des Espaces Culturels E.Leclerc se mobilisent pour accompagner et soutenir le livre primé dans les 200 Espaces culturels que compte le groupe.

La sélection :
La blessure la vraie, François Bégaudeau (Verticales)
Une lointaine Arcadie, Jean-Marie Chevrier (Albin Michel)
Samba pour la France, Delphine Coulin (Le Seuil)
Tu verras, Nicolas Fargues (P.O.L)
Les hommes sirènes, Fabienne Juhel (Le Rouergue)
Un homme ébranlé, Pascale Kramer (Mercure de France)
L'homme de Lyon, François-Guillaume Lorrain(Grasset)
Une langue venue d'ailleurs, Akira Mizubayashi(Gallimard)
Les champs de Paris, Yann Suty (Stock)