Programme complet sur www.parisentouteslettres.net
vendredi 6 mai 2011
Paris en toutes lettres 2011
mercredi 4 mai 2011
Bien vu chers collègues du Monde
Remarquons en ce jour d’annonce de la mort de Ben Laden que l’Elysée fait preuve d’une bien excessive courtoisie à l’égard de Barack Obama, lui offrant des capitales en rafale : une capitale initiale aurait suffi.
Une petite chose encore : en mourant, Ben Laden n’a pas changé de sexe, on se satisfera donc d’écrire “principal responsable”.
***************
Mais surtout, ce matin, à la rédaction du Monde.fr, discussion sur l’expression “inhumé en mer” ou “enterré en mer” appliquée au sort final du patron d’Al-Qaida : sur le site CNN, on pouvait lire :
A U.S. official told CNN that bin Laden was buried at sea.
Luc, le journaliste qui animait l’information en direct (dénommée “live”) sur le sujet, nous pose la question : “Comment traduire buried at sea ?”
Après réflexion, nous avons proposé “enseveli en mer”, en argumentant ainsi :
« Il serait possible de dire que Ben Laden a été “immergé”, le terme “immergé” s’utilise dans ce cas. Mais ce n’est pas une immersion banale, mais une inhumation avec un cérémonial supposé, ET en mer : or, dans “inhumation” il y a “humus”, terre ; même chose évidemment pour “enterrer”. »
Donc nous avons choisi “enseveli”, au grand dam de quelques internautes qui rétorquaient qu’« enseveli » suppose qu’on ne disparaît alors que sous un monceau de matériaux. Admettons alors que l’eau soit un matériau
Ajout du soir à cette note qui agite passablement les souris :
Petite discussion avec nos camarades correcteurs du journal (le “print”, comme on dit maintenant dans le groupe Le Monde), qui reçoivent quelques mèls de lecteurs que chatouille cet “enseveli”…
Donc, vient nous dire un camarade du “print” , selon l’une des “Instructions relatives au cérémonial dans la marine”, concernant le “décès en mer”,
“Lorsqu’une personne, militaire ou civile, décède à bord d’un bâtiment, le débarquement de sa dépouille mortelle, ou son immersion, donne lieu à la mer comme au mouillage à une cérémonie funèbre.”
Oui, “immersion” est le terme officiel, mais rien n’interdit “enseveli”.
La Grande Librairie propose une bibliothèque idéale
Une saison, des livres
Rédigé par Aurelie Vasseur, le mardi 03 mai 2011 à 09h45
Pendant quatre-vingt-dix minutes, écrivains et artistes exprimeront leurs préférences pour des titres récemment parus, en justifiant leurs choix. La liste des invités sera bientôt disponible.
Cette rencontre littéraire sera ponctuée par les dessins d'humour réalisés au fil de l'émission par Jul. Ce dernier caricature les invités de l'émission depuis sa création en 2008 ! Dessinateur de presse à « Philosophie Magazine », aux « Échos » et à « L'Humanité » , il a écrit des bandes dessinées comme La Terre vue du fiel (Dargaud, 2011).
C'est la quatrième émission consacrée à la recherche d'une bibliothèque idéale ; les années précédentes, elles s'étaient déroulées au Salon du Livre. Les périodes de Noël et du printemps ont été considérées comme plus propices en 2011.
lundi 2 mai 2011
The Raven d'Edgard Allan Poe lu par l'acteur Christopher Walken
Et, surprise, au micro, ce n’est autre que l’acteur Christopher Walken, qui a notamment joué dans le film fantastique Sleepy Hollow de Tim Burton. Voilà une vidéo d’une dizaine de minutes à savourer, avec, pour ne point dépareiller dans un tel univers, en fond, des illustrations signées Gustave Doré. Ce petit film est également sous-titré ce qui permet aux débutants en anglais de suivre plus aisément…
Cette vidéo sera comme un avant-goût de la sortie prochaine, enfin il faudra tout de même attendre janvier 2012, d’une adaptation de The Raven au cinéma, réalisée par James Mc Teigue, avec l’acteur John Cusack dans le rôle d'Edgard Allan Poe.
Patti Smith et Alec Baldwin galvanisent l'Académie des poètes américains
Rédigé par Aurélie Vasseur, le vendredi 29 avril 2011 à 18h29
Des lecteurs célèbres
La soirée, parrainée par l'Académie des poètes américains, a été créée en 1996 pour subventionner ses actions en faveur de la poésie contemporaine. C'est à présent la plus grande fête littéraire mondiale, et le mois d'avril est dédié à la poésie aux États-Unis !
Le maître des cérémonies était l'écrivain et éditeur Chip Kidd. Les lecteurs invités étaient également connus. Parmi eux, l'écrivain Michael Cunningham et deux poétesses, Patti Smith et Caroline Kennedy. Les autres étaient des personnalités médiatiques, comme les acteurs Alec Baldwin, Adrien Brody, Jesse Eisenberg et Liev Schreiber, le chef cuisinier Dan Barber, ou la chanteuse de jazz Cassandra Wilson.
Un choix de poèmes ouvert
Le spectacle a commencé avec des textes d'Emily Dickinson mis en musique. Après le discours du maître de cérémonie, Caroline Kennedy a rappelé l'importance de l'oralité dans la poésie. Elle a lu deux textes d’Élisabeth Bishop sur New York et la poésie. Jesse Eisenberg a choisi des textes en fonction de son « narcissisme », a-t-il déclaré : La Ballade des enfants du tsar, de Schwartz Delmore, et L'Ours lourd qui vient avec moi, de Delmore Schwartz. Dan Barber a enchaîné avec Méditation at Lagunitas, de Robert Hass. Michael Cunningham a déclamé L'Annonciation de Marie Howe, et Poème de Frank O'Hara.
La chanteuse Cassandra Wilson a ensuite lu avec beaucoup d'émotion En Temps de pluie d'argent de Langston Hughes et Gauche de Nikky Finney. Elle a rendu hommage aux victimes de l'ouragan Katrina. Adrien Brody a clamé La Mince Fierté de mourir de Charles Bukowski et Les Dix Commandements du crack, écrit par le rappeur assassiné Notorious Big. Plus traditionnel, Liev Schreiber a entonné Une Chanson de Joseph Brodsky, Mon bien-aimé de Simic Charles, et un sonnet de Shakespeare. Le public était attentif et recueilli.
Les performances de Patti Smith et d'Alec Baldwin
Lorsque Patti Smith s'est levée, l'atmosphère a changé. La poétesse engagée a lu avec exaltation J'entends chanter l'Amérique de Walt Whitman. Elle a poursuivi, enthousiaste, avec L'Eternité d'Arthur Rimbaud, traduit par Louise Varese. La chanteuse déclamé avec passion les Notes à hurler d'Allen Ginsberg. Patti Smith a été longtemps applaudie par un public, dont les craintes et les souffrances étaient momentanément parties !
Impressionné, Alec Baldwin a su néanmoins toucher l'auditoire avec Tout le monde dort d’Enomoto Seifu-jo, traduit par Kenneth Rexroth, et Annabel Lee d’Edgar Allen Poe. « J'étais en larmes, quand Alec Baldwin a lu Annabel Lee. C'est un poème tellement beau », a assuré Patti Smith.
Tous les poèmes cités sont sur le site officiel, mais la diction des lecteurs, véhicule de l'énergie humaine, n'est pas en ligne. La soirée aura certainement sensibilisé les spectateurs au chant mystérieux de la poésie.
Prix de la Coupole : sept romans en lice
Sélection officielle des sept
romans pour l'ancien prix Le Vaudeville
Rédigé par Clémentine Baron, le vendredi 29 avril 2011 à 18h31
Quoiqu’il en soit, la sélection est officielle et l’on sait depuis hier que sont retenus les sept ouvrages suivants :
- L’été 76, de Benoît Duteurtre (Gallimard)
- M. le Président, de Franz-Olivier Giesbert (Flammarion)
- Leçons de conduite, de Gaspard Koenig (Grasset)
- Occupe-toi d’Arletty, de Jean-Pierre de Lucovich (Plon)
- Ticket d’entrée, de Joseph Macé-Scaron (Grasset)
- Visage d’un dieu inca, de Gérard Manset (Gallimard)
- François-Marie, de Jean-Marc Roberts (Gallimard)
On attend désormais la réponse définitive du jury qui déterminera, le 7 juin prochain, l’heureux gagnant. D’ici là, les ouvrages sélectionnés seront exposés dans la vitrine de la brasserie La Coupole.
En plus de quelques 8000 euros, l’auteur élu se verra célébré à la Coupole de différentes manières pendant un an : dédicaces, mise à disposition de son livre en consultation et même l'honneur de donner son nom à un plat du restaurant !
Création du Prix Zoom Japon
Lancé en juin 2010, Zoom Japon, mensuel gratuit d’actualité sur le Japon, souffle sa première bougie après avoir vécu une belle année du point de vue de son développement. Depuis sa création, Zoom Japon a toujours accordé une place importante à l’actualité du livre, consacrant notamment la couverture de son premier numéro au polar made in Japan. C’est donc naturellement que Zoom Japon a décidé de créer son prix littéraire, le Prix Zoom Japon, pour célébrer son premier anniversaire. Il distinguera chaque année le meilleur roman et le meilleur manga traduit en langue française. Il sera décerné par un jury composé de lecteurs de Zoom Japon et d’un membre de sa rédaction. Avec ce prix, il s’agit de mettre en valeur le travail des éditeurs et des traducteurs qui, depuis des années, se démènent pour assurer la diffusion de la culture japonaise dans l’univers francophone. Remise chaque année le 1er avril (date de la rentrée au Japon), la récompense se compose d’une somme de 1000 euros (moitié pour l’auteur, moitié pour le traducteur) et de trois encarts publicitaires (pour l’éditeur). La première édition 2012 concerne les ouvrages qui seront parus entre le 1er février 2011 et le 1er février 2012. Zoom Japon : un tirage de 70 000 exemplaires distribués dans plus de 850 points répartis dans toute la France. Source : Communiqué de presse |