mardi 21 juin 2011

Saint-Maur en poche 2011 passe le cap des 3 ans


Publié le 20 juin 2011 par jrs

(Photo : L'affiche du salon, édition 2011)

Parrainé par Axel Kahn, le festival littéraire qui s’est déroulé les 18 et 19 juin a réuni 20 000 visiteurs et une centaine d’auteurs.

La troisième édition du salon international “Saint-Maur en poche”, parrainée par Axel Kahn et co-organisé par la Ville de Saint-Maur-des-Fossés et la librairie La Griffe noire, a attiré, selon les organisateurs, 20 000 visiteurs ce week-end. L’événement littéraire s’est déroulé sur le parvis de la gare RER de Saint-Maur Créteil “dans une atmosphère conviviale propice à l’échange et à l’interactivité entre le public et les auteurs” relèvent-ils dans leur communiqué.

Outre les stands pour découvrir les derniers ouvrages publiés et les cafés littéraires, le public a pu rencontrer en toute intimité les 110 auteurs présents : RJ Ellory, Justine Lévy, Franck Thilliez, Jean-Pierre Coffe, Catherine Dolto, Aldo Naouri, Valentin Musso, Maxime Chattam, Katherine Pancol, Marie Depleschin, Hélène Carrère d’Encausse, Jean-François Kahn, Agnès Abécassis et Robyn Young...

Côté palmarès, six livres ont été primés par le jury :
- Alexandra Lapierre dans la catégorie roman français avec Artémisia : Un duel pour l’immortalité (Pocket)
- Irène Dische pour son roman étranger Grand-mère déballe tout (Points)
- RJ Ellory pour son polar Vendetta (Le Livre de Poche)
- Mymi Doinet prix Coup de coeur jeunesse avec Ne pleure plus petit roux (Nathan) au côté d’Éphémère avecMon copain dragon (Rageot)
- Une récompense spéciale a également été décernée à la maison d’édition tunisienne Elyzad pour Le paradis des femmes d’Ali Bécheur

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lundi 20 juin 2011

Les internautes d'Orange votent pour David Thomas


Publié le 15 juin 2011 par mci

(Photo : David Thomas © Benjamin Chelly)

La communauté du prix Orange du livre a récompensé Un silence de clairière, paru chez Albin Michel.

A l’issue de plusieurs semaines d’échanges et de partage autour de leurs livres préférés sur le site Prix-orange-du-livre.event.orange.fr, David Thomas a été élu le 10 juin par les internautes d’Orange pour son roman Un silence de clairière. Il a été choisi parmi une sélection de 6 ouvrages découlant d’une pré-sélection de 35 livres.

Christine Albanel, directrice exécutive en charge de la communication, du mécénat, et de la stratégie dans les contenus d’Orange, et l’académicien français Erik Orsenna, président du jury, lui ont remis le prix Orange lors d’une cérémonie organisée mardi 14 juin à Paris.

Journaliste et écrivain, David Thomas signe là son premier roman, après une pièce de théâtre, Tais-toi et parle-moi (L’Œil du prince) et un recueil de 73 portraits,La patience des buffles sous la pluie (Bernard Pascuito) qui vient de paraître au Livre de Poche. Préfacé par Jean-Paul Dubois, La patience des buffles a été adapté en 2010 par Julien Sibre et joué à La Manufacture des Abbesses à Paris.

Doté d’une bourse de 15 000 euros, le prix Orange récompense un livre de fiction écrit en français et publié en France entre le 1er janvier et le 30 avril de l’année en cours. Il fait intervenir des internautes qui commentent leurs livres préférés, de la présélection jusqu’au vote final où ils sont les seuls à voter.

Les six ouvrages finalistes seront numérisés en version audio par la Fondation Orange.

Les autres finalistes étaient :
Alfred Alexandre, Les villes assassines (Ecritures)
Jean-Marie Chevrier, Une lointaine Arcadie (Albin Michel)
Jérôme Garcin, Olivier (Gallimard)
Gaëlle Josse, Les heures silencieuses (Autrement)
Laurent Mauvignier, Ce que j’appelle oubli (Minuit).

Lors de ses deux précédentes éditions, le prix Orange avait couronné Fabrice Humbert en 2009 (L’origine de la violence, Le Passage) et Jacques Gélat en 2010 (Le traducteur amoureux, Corti).

Orange est partenaire de l'Orange Prize for Fiction au Royaume-Uni depuis 1996 et du prix Clara en France depuis 2006. Avec le réseau social “Lecteurs” d’Orange Vallée, il propose aux internautes de partager leurs lectures et de découvrir un catalogue d'1,2 million de titres, accessibles à parti d'internet ou d'un iPhone, dont plusieurs centaines disponibles gratuitement.

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Editions Gallimard, rue Gaston Gallimard, Paris


Publié le 15 juin 2011 par vt
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(Photo : Bertrand delanoë et Antoine Gallimard lors de l'inauguration (c) O. Dion)

Le maire de Paris inaugure mercredi 15 juin la nouvelle rue à l’occasion du centenaire de la maison d’édition.

Une partie de la rue Sébastien-Bottin (Paris 7e) doit être rebaptisée, mercredi 15 juin, rue Gaston Gallimard. A l’occasion du centenaire de la maison d’édition, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le P-DG du groupe, Antoine Gallimard, petit-fils de Gaston, inaugureront la nouvelle plaque, qui sera aussi apposée sur la façade du siège, au n°5 de la rue.

Le conseil de Paris avait entériné la décision en mai dernier malgré l’opposition de Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement. Dans Le Parisien, son adjoint René-François Bernard, détaillait son motif : « La règle est de ne pas changer le nom d’une rue où des personnes habitent. De plus, donner un nom d’entreprise à une rue, ça ne se fait pas. On risque de créer un précédent. » Or personne, en dehors d’un immeuble situé au n°9 ne réside dans la rue. Par ailleurs, l’opposition d’un résidant de cet immeuble a suffi pour que Sébastien Bottin survive dans l’index des voies parisiennes. Du n°1 au n°5, la rue sera nommée Gaston Gallimard, c’est-à-dire dans sa partie publique. Tandis que la partie privée de la rue conservera son ancienne appellation.

Quant au nom de la rue, c’est celui du créateur de la maison qui a édité Proust, Saint-Exupéry, Malraux, Camus, Genet… – et non celui de l’entreprise qui a été accepté, à l’instar d‘un certain... Sébastien Bottin. Le fondateur de la Société de l’Almanach du commerce, à qui l’on doit le fameux annuaire, avait donné son nom à une partie de la rue de Beaune. Ironiquement, la rue avait été baptisée ainsi en l’honneur de la société Didot-Bottin dont le siège est devenu celui de Gallimard en 1929.

Quelques acteurs de l’édition numérique – Publie.net, Numériklivres, La souris qui raconte, Actualitte – en ont profité pour lancer une journée de soutien à Sébastien Bottin. En rendant hommage à ce dernier, ils souhaitent davantage défendre l’édition numérique face aux éditeurs traditionnels que de défendre le nom d’une rue parisienne. Twitter a été mis à contribution avec un « hashtag » dédié (#ruebottin).

Gallimard organise le soir même sa fête anniversaire pour un centenaire déjà largement célébré depuis le début de l’année, de la BnF aux stations de métro Saint-Germain-des-Prés et Rue du Bac.

Le printemps arabe au Marathon des mots


Publié le 17 juin 2011 par mp

(Photo : détail de l'affiche)

Devant le Capitole de Toulouse, du 23 au 26 juin, le 7e Marathon des mots attend 55 000 spectateurs ainsi qu’une centaine d’auteurs et de comédiens.

Les organisateurs de ce 7e Marathon des mots toulousains ont su se montrer réactifs en incluant en belle place dans les thématiques retenues la “Chronique d’un printemps arabe”, consacrée aux écrivains et intellectuels venus d’Algérie, d’Egypte, du Liban, de Libye, du Maroc… Sont ainsi invités dans la grande librairie posée place du Capitole Gamal Ghitany, Rachid Boudjedra, Boualem Sansal, Farouk Mardam-Bey, Kamal Ben Hameda… Un cycle d’une trentaine de lectures et de rencontres permettra de donner un maximum d’échos à ce forum d’actualité.

Après les bouleversements géopolitiques sur la rive sud de la Méditerranée, c’est l’actualité éditoriale qui marquera le reste de la programmation. Olivier Cohen, patron des éditions de l’Olivier, est l’éditeur invité par le Marathon des mots et la librairie Ombres blanches pour fêter les 20 ans de sa maison. Il a convié Yasmina Reza pour une conversation qui clôturera la manifestation, le dimanche 26 juin, à 17 h 30. Une quinzaine d’auteurs français et étrangers de son catalogue (Olivier Adam, Aharon Appelfeld, Geneviève Brisac, Richard Ford…) l’accompagneront et viendront assister à des lectures de leurs textes par des comédiens (Anouk Aimée, Daniel Mesguich, Jacques Bonnaffé…).

Un grand Marathon France Culture, l’un des nombreux partenaires, rendra hommage à l’œuvre de Milan Kundera à l’occasion de son entrée dans “La Pléiade”. Les Hobos, ces vagabonds américains épris de liberté, seront au centre d’un programme de lectures qui permettra de saluer le travail des éditions Tristram, installées à Auch. L’autre grand partenaire de la manifestation, la Comédie française, proposera un cycle consacré à François Mauriac, à l’occasion du 40e anniversaire de sa disparition.

55 000 spectateurs sont attendus ainsi qu’une centaine d’auteurs et de comédiens.

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samedi 18 juin 2011

Classement 2011 des éditeurs, de par le vaste monde

Avec 31 milliards € de CA réalisés par les 10 premiers


Rédigé par Cecile Mazin, le vendredi 17 juin 2011 à 18h15


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Une nouvelle version du classement mondial de l'édition vient d'être actualisée dans le magazine Livres Hebdo, montrant une certaine évolution du côté de la Russie et du Brésil.

Pour cette 5e édition, regroupant les sociétés qui réalisent un chiffre d'affaires de plus de 150 millions €, ce sont les BRICS, qui vont une apparition très remarquée. Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud entrent ainsi dans le paysage des éditeurs mondiaux, une grande première.


En tout, on recense 87 sociétés, en provenance de 58 groupes éditoriaux, et de 17 pays, avec 10 Français dans le lot. Les dix premiers représentent, pour se faire une petite idée, 31 milliards € de chiffre d'affaires, soit 55,3 % sur les 56 milliards € réalisés par l'ensemble des acteurs recensés.

Définitivement leader, le Britannique Pearson, qui prend la tête du peloton. AU menu, 6 milliards € de CA réalisés en 2010, soit plus de 600 millions de mieux que le deuxième, à savoir Reed Elvieser - avec 5,38 milliards. Ensuite viennent Thomson Reuters, Wolters Kluwer, Bertelsmann et Hachette Livre - qui prend donc la 6e place mondiale.

Pour rester côté français, on découvrir évidemment Editis, suivi de France Loisirs, Média-Participations, Lefebvre-Sarrut, La Martinière, Flammarion, Gallimard, Atlas et Albin Michel.

Enfin, notons que le Chinois Higher Education Press occupe la 40e place. La nouveauté étant, bien évidemment, que trois groupes brésiliens intègrent le classement (Abril Educaçao, Saraiva et Editora FTD respectivement 46e, 52e et 57e), ainsi que deux groupes russes, AST et Eksmo (55e et 58e).

On pourra consulter l'intégralité de cette étude, à cette adresse(PDF).

jeudi 9 juin 2011

Joseph Macé-Scaron reçoit le Prix de La Coupole


Publié le 08 juin 2011 par vt
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(Photo : Joseph Macé-Scaron)

Ticket d'entrée (Grasset) est 36e dans notre classement des meilleures ventes de romans cette semaine.

Par six voix contre quatre à Jean-Marc Roberts (François-Marie, Gallimard), Joseph Macé-Scaron a été choisi comme le lauréat du Prix de La Coupole 2011, anciennement Prix Le Vaudeville. Ticket d'entrée(Grasset), 36e des meilleures ventes de romans de notre classement hebdomadaire, succède ainsi à Lettres à Yves, de Pierre Bergé (Gallimard).

Ticket d'entrée est sorti le 4 mai dernier. Ce roman du directeur adjoint de Marianne et chroniqueur au "Grand Journal" (Canal +) et à iTélé, nous plonge dans les mois qui ont précédé l'élection de Nicolas Sarkozy à travers l'histoire d'un journaliste homosexuel au Gaulois, récemment racheté par un groupe industriel, qui refuse de jouer le jeu du futur chef de l'Etat. Il constate aussi que sa condition d'homme "gay" l'empêche d'approcher certains cercles de notre société. Macé-Scaron s'est inspiré de son parcours au sein du Figaro Magazine et dresse un portrait de l'idéologie du candidat et dessine les contours des relations entre médias et politiques.

l'auteur et journaliste a aussi publié L'homme libéré, La tentation communautaire et Montaigne, notre nouveau philosophe (tous trois chez Plon).

Le prix sera remis ce mercredi à 20h à la brasserie de La Coupole (Paris) et est doté de 8 000 €. Le jury du Prix était composé de François Armanet (président), Bayon, Sylvain Bourmeau, François Busnel, Clara Dupont-Monod, Guillaume Durand, Alix Girod de L’Ain, Marc Lambron, Gilles Martin-Chauffier, Fabienne Pascaud, Bertrand de Saint-Vincent (secrétaire général) et Pierre Vavasseur.

Les cinq autres livres en sélection étaient L’été 76 de Benoît Duteurtre (Gallimard), M. le Président de Franz-Olivier Giesbert (Flammarion), Leçons de conduite de Gaspard Koenig (Grasset), Occupe-toi d’Arletty de Jean-Pierre de Lucovich (Plon) et Visage d’un dieu inca de Gérard Manset (Gallimard).

Jorge Semprún est mort


Publié le 07 juin 2011 par vt
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(Photo : Jorge Semprun © DR)

Ecrivain et ancien ministre de la Culture espagnol, membre de l'Académie Goncourt, il est mort mardi à Paris.

Enfant espagnol en exil en pleine guerre civile, déporté durant deux années indélébiles à Buchenwald (matricule 44 904), ancien membre du Parti communiste, ministre de la Culture d'Espagne de 1988 à 1991, Jorge Semprún est mort ce mardi à Paris à l'âge de 87 ans, selon les médias espagnols citant la famille et le ministère de la Culture.

Homme de tous les écrits - romans, autobiographies, pièces de théâtre, scénarios de cinéma - il avait reçu le prix Femina en 1969 pour La Deuxième mort de Ramon Mercader. En 1994, il est le récipiendaire du prix de la Paix des éditeurs et libraires allemand et du prix Femina Vacaresco. L'année suivante le Prix littéraire des droits de l'Homme 1995 lui est décerné à l'occasion de la publication de L'écriture ou la vie.

Il est élu à l'Académie Goncourt en 1996.

Son oeuvre est dense. Il tarde à écrire, traumatisé par la guerre. Il devient germanopratin et écrit directement en français : Le grand voyage (1963), L'évanouissement(1967), Autobiographie de Federico Sanchez (1976),Montand la vie continue (1983), avec qui il était un grand ami, Netchaiev est de retour (1987), La mort qu'il faut(2001), L'homme européen (avec Dominique de Villepin, 2005), Où va la gauche (2008) et son dernier livre en 2010, Une tombe au creux des nuages. Essais sur l'Europe d'hier et d'aujourd'hui, qui sortira en poche en octobre prochain.

Au cinéma, on lui doit des histoires inoubliables comme La guerre est finie et Stavisky (Alain Resnais), Z, L'aveu etSection spéciale (Costa-Gavras), Les routes du sud(Joseph Losey), Netchaiev est de retour (Jacques Deray) et récemment, pour la télévision, Ah, c'était ça la vie.

Né en 1923 à Madrid, Semprún a quitté l'Espagne en 1936, au début de la guerre civile espagnole. Pendant la guerre, il entre dans la résistance française et adhère au Parti communiste espagnol. Arrêté par les Allemands, il est envoyé dans les camps où il survit jusqu'à sa libération par les troupes américaines. Après la guerre, Jorge Semprún milite contre le régime de Franco, en tant que militant communiste, mais il est exclu du Parti dans les années 1960. Il reviendra par la grande porte de la politique sous le gouvernement socialiste de Felipe Gonzáles, dans une Espagne européenne.

Avec ses opinions tranchées, sa vie partagée entre l'Espagne et la France, Semprún était aussi un homme d'ouverture, à l'écoute de la société. Dans Adieu vive clarté (Gallimard, 2000), il écrivait : "La vie en soi, pour elle-même, n'est pas sacrée : il faudra bien s'habituer à cette terrible nudité métaphysique.”