lundi 16 mai 2011

Premières Pages offre un livre à 60 000 familles


Publié le 13 mai 2011 par aa

www.livreshebdo.fr

(Photo : sur le site de l'opération)

Le ministère de la Culture et la Caisse nationale des allocations familiales offriront un livre à l'occasion de 60 000 naissances à travers 7 départements.

Figurant parmi les “14 propositions pour le développement de la lecture” annoncées le 30 mars 2010 par Frédéric Mitterrand, l'opération Premières Pages vise à réduire les inégalités d’accès à la culture, à familiariser l’enfant avec le livre dès son plus jeune âge et à soutenir les parents dans leur fonction parentale. Pour les caisses d’allocations familiales, cette opération s’inscrit dans le cadre de leur mission visant à “soutenir la fonction parentale et faciliter les relations parents-enfants”figurant dans la convention d’objectifs et de gestion signée par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et l’État pour la période 2009-2012.

Le ministère de la Culture et de la Communication et la Cnaf poursuivent donc cette année Premières Pages, action de sensibilisation au livre dès le plus jeune âge qu’ils avaient conjointement engagée en 2009, dans le cadre d’une convention signée en octobre 2008. Il s’agit d’une expérimentation sur trois ans, dont les effets sont soumis à évaluation.

Pour toute nouvelle naissance ou adoption en 2010, chaque famille recevra un album illustré, des conseils de lecture et un guide à destination des parents. L’opération est élargie en 2011 à 7 départements et concernera 60 000 familles.

L’album offert est une création originale spécifiquement conçue pour l’opération : il s’agit cette année de Mercredid’Anne Bertier, publié chez MeMo. Il est accompagné d’unPetit guide de voyage au pays des histoires rédigé par Murielle Szac et illustré par Anne Wilsdorf.

Dans les 7 départements concernés par l’opération, la distribution des lots est organisée par la direction régionale des affaires culturelles, la Caisse d’allocations familiales (CAF) et la bibliothèque départementale, service du conseil général, de février à fin juin 2011.

Quignard et Modiano aux 5es Assises internationales du roman

Publié le 13 mai 2011 par mp

www.livreshbdo.fr

(Photo : C. Hélie/Gallimard)

Du 23 au 29 mai, le grand rendez-vous organisé par la villa Gillet et Le Monde accueillera également Richard Russo (Etats-Unis), Goran Petrovic (Serbie) ou Gonçalo M. Tavares (Portugal).

On refusera sans doute du monde, cette année encore, aux 5es Assises internationales du roman organisées à Lyon par la villa Gillet et Le Monde. L’an dernier, en effet, la jauge des Subsistances, qui accueille ces rencontres, s’était parfois révélée insuffisante – 600 places, tout de même – pour recevoir le public qui se pressait à l’entrée.

Le programme s’annonce tout aussi alléchant que par le passé et mettra en avant, sans tomber dans la starisation, de grands entretiens de 90 min (5 euros), en commençant par Pascal Quignard, dès le lundi 23 mai, suivi par Rosetta Loy et Laure Adler (le 25), Alain Finkielkraut ou David Grossman (le 29). L’exercice culminera sans doute lors de la journée du 27 mai où se succéderont un dialogue entre Patrick Modiano et Marie Desplechin sur le thème de la chanson française (de 18 h 30 à 20 h), une rencontre entre le Colombien Santiago Gamboa et Florence Aubenas (de 20 h 30 à 22 h) et une “petite conversation avec les revenants” menée par Alberto Manguel, en écho à des images d’archives (de 22 h 30 à minuit).

Les tables rondes (sur l’humour, les séries télévisées américaines, la mondialisation, la catastrophe…) seront l’occasion d’entendre Philippe Djian, Richard Russo, Maylis de Kerangal… Anouk Grinberg lira Pinocchio, et Denis Podalydès des lettres de Debussy et de Proust.

Aux accents islandais, la soirée d’ouverture, intitulée “Quand la culture prend le pouvoir”, permettra d’entendre Jón Gnarr, acteur, réalisateur et maire de Reykjavik depuis 2010, dont le Best Party – alternative provocatrice au système politique islandais traditionnel – a remporté les élections municipales. A ses côtés, sa responsable de campagne, l’écrivain Sjón et le musicien Björn Blondal.

www.villagillet.net

vendredi 6 mai 2011

Sélection du 5ème Prix Littéraire Drouot

Voici la liste des six ouvrages retenus pour le Prix Littéraire Drouot 2011, qui récompense chaque année depuis 2007 une oeuvre de fiction faisant référence à l'art et son univers. Le Prix Drouot sera attribué le 19 juin.

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Claude Chevreuil
Un coin de table
Ed. de Fallois
François Cérésa
Antonello, Léonard de Vinci et moi
Plon
Gilda Piersanti
Roma Enigma : Un printemps meurtrier
Le Passage




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Bénédicte Heim
Nues
Les contrebandiers
Geneviève Bergé
Le tableau de Giacomo
Luce Wilquin
Patrice Trigano
La canne de saint Patrick
Léo Scheer


Le jury :
Georges Delettrez, Philippe Colin-Olivier, Paul Amar, Patrick de Carolis, Catherine Clément, Patrick Deburaux, Agnès Deray, Anne Gillet-Seurat, Céline Lefranc, Emmanuel Pierrat et Minh Tran Huy, lauréate 2010.

Source : Communiqué de presse via myboox.fr

Le Goncourt récompense Tout passe de Bernard Comment

Rédigé par Aurelie Vasseur, le mercredi 04 mai 2011 à 15h00


www.actualitte.com
Mardi 3 mai 2011, le prix du Goncourt de la nouvelle 2011 a été attribué à l'unanimité à Bernard Comment, pour Tout passe (Bourgois, 2011). Six recueils avaient été sélectionnés.

Tout passe est un recueil de neuf nouvelles. Les personnages donnent un point de vue très différent de leur manière d'être au monde et les rapports qu'ils entretiennent avec les autres.

Tous sont reliés par la même méditation métaphysique, déjà sous-jacente dans Tryptique d'un ongle : comment s'articulent la vie et la mort ? Au moment de mourir, que reste-t-il de la vie ? Que faut-il léguer à la postérité ? Une vieille dame s'interroge sur ses secrets, un veuf sur ses richesses, un fils sur son père, un écrivain sur ses brouillons, un homme sur un fantôme, un couple sur son existence.

D'autres nouvelles sont davantage ancrées dans l'actualité : un entraîneur abandonne son équipe, un lecteur de livres électroniques est surpris par une panne, un personnage est victime d'une fausse annonce. La solitude de ces personnages permet de faire émerger des pensées existentielles ; comme écrit Spinoza, dans l'Éthique, « l'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort , et sa sagesse est une méditation de la mort, mais de la vie. » (1677)

L'esprit Goncourt


Les dix membres du jury du Goncourt, Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun et Didier Decoin, ont récompensé un auteur reconnu.

Né en 1960, Bernard Comment a déjà écrit seize ouvrages et reçu six récompenses. Il est Officier des Arts et des Lettres, écrivain, éditeur, responsable de la fiction sur France Culture, scénariste et président de la Commission Roman du Centre National du Livre. Or, à sa création en 1896, le prix Goncourt ne devait-il pas «assurer la vie matérielle à un certain nombre de littérateurs» et récompenser « la jeunesse » ? Tout passe....

Tatiana de Rosnay, prix littéraire Hauserman / Métropoles 2011

Le Prix Hauserman Métropoles, Prix du livre de la ville, a été décerné mardi 3 mai à Tatiana de Rosnay pour Rose paru aux Editions Héloïse d’Ormesson. Ce prix, doté de 8000 euros par le Groupe Clestra Hauserman, , « distingue chaque année un livre -roman, récit, biographie, essai, document ou livre d’art- qui raconte ou imagine la ville d’hier, d’aujourd’hui ou du futur ou dont une métropole, une ville ou un quartier est au centre de son intrigue ». Le jury a toutefois décidé d'attribuer deux mentions spéciales à Guy Konopnicki pour Le silence de la ville (JBZ & cie), ainsi qu'à Rémy Bethmont pour Histoire de Londres paru chez Tallandier.

Le Jury était composé de : Jean-Marie Rouart de l'Académie française, Guy Boyer Directeur de la rédaction de Connaissance des Arts, Emmanuel Bréon Conservateur en chef du patrimoine, Ève de Castro Ecrivain, journaliste au Figaro Littéraire, Catherine Cormery Directrice des Editions Connaissance et Mémoires, Stéphane Couturier Photographe et vidéaste, Floryse Grimaud Directrice de Conseil Edition Communication, François-Denis Poitrinal Président du Groupe Clestra Hauserman, Olivier Postel-Vinay Directeur de la rédaction de Books, Francis Rambert Directeur de l'Institut Français d'Architecture, François Robichon Historien de l'art et de l'architecture, Philippe Vallet Journaliste à France Info.

Paris en toutes lettres 2011

Du 5 au 8 mai 2011, se déroulera la 3e édition du festival littéraire Paris en toutes lettres. Un temps fort pour la littérature à Paris, autour de trois lieux principaux. Cette année, La Gaîté lyrique, le Point Ephémère et le CENTQUATRE accueillent comédiens et écrivains dans une athmosphère conviviale et intime. Ensemble, écrivains et public échangeront et dialogueront pour une culture ouverte à tous.

Programme complet sur www.parisentouteslettres.net

mercredi 4 mai 2011

Bien vu chers collègues du Monde

2 mai 2011

elysee.1304326481.JPGRemarquons en ce jour d’annonce de la mort de Ben Laden que l’Elysée fait preuve d’une bien excessive courtoisie à l’égard de Barack Obama, lui offrant des capitales en rafale : une capitale initiale aurait suffi.

Une petite chose encore : en mourant, Ben Laden n’a pas changé de sexe, on se satisfera donc d’écrire “principal responsable”.

***************

Mais surtout, ce matin, à la rédaction du Monde.fr, discussion sur l’expression “inhumé en mer” ou “enterré en mer” appliquée au sort final du patron d’Al-Qaida : sur le site CNN, on pouvait lire :

A U.S. official told CNN that bin Laden was buried at sea.

Luc, le journaliste qui animait l’information en direct (dénommée “live”) sur le sujet, nous pose la question : “Comment traduire buried at sea ?”

Après réflexion, nous avons proposé “enseveli en mer”, en argumentant ainsi :

« Il serait possible de dire que Ben Laden a été “immergé”, le terme “immergé” s’utilise dans ce cas. Mais ce n’est pas une immersion banale, mais une inhumation avec un cérémonial supposé, ET en mer : or, dans “inhumation” il y a “humus”, terre ; même chose évidemment pour “enterrer”. »

Donc nous avons choisi “enseveli”, au grand dam de quelques internautes qui rétorquaient qu’« enseveli » suppose qu’on ne disparaît alors que sous un monceau de matériaux. Admettons alors que l’eau soit un matériau :-)

Ajout du soir à cette note qui agite passablement les souris :

Petite discussion avec nos camarades correcteurs du journal (le “print”, comme on dit maintenant dans le groupe Le Monde), qui reçoivent quelques mèls de lecteurs que chatouille cet “enseveli”…

Donc, vient nous dire un camarade du “print” ;-) , selon l’une des “Instructions relatives au cérémonial dans la marine”, concernant le “décès en mer”,

“Lorsqu’une personne, militaire ou civile, décède à bord d’un bâtiment, le débarquement de sa dépouille mortelle, ou son immersion, donne lieu à la mer comme au mouillage à une cérémonie funèbre.”

Oui, “immersion” est le terme officiel, mais rien n’interdit “enseveli”.