mardi 15 novembre 2011

Quelques coquilles dans un Goncourt, que corrigent les pirates


Le menu enfant, c'est coquillette et jambon

www.actualitte.com Par Nicolas Gary, le lundi 14 novembre 2011 à 09:13:22



On apprend tous de ses erreurs. L'an dernier, au mois de mars, sortait une cartouche de jeu pour Nintendo DS, 100 Livres classiques. Gallimard s'était alors fait épingler pour avoir utilisé une version de Proust issue du Projet Gutenberg, laquelle contenait quelques coquilles...

Tout avait été réparé, lorsque les contributeurs du PG ont mis la main à la pâte. L'éditeur, en l'occurrence, Folio, filiale de Gallimard, nous avait expliqué qu'il s'agissait en fait d'une erreur de texte : on avait commercialisé par mégarde la version test et pas celle revue et corrigée. « Finalement, c'est l'univers de la coquille qui rencontre l'univers du bug. Dans une version imprimée, nous aurions rectifié les erreurs à la réimpression. Ici, il va falloir attendre la nouvelle production de jeux. Mais les coquilles, c'est inhérent à l'édition, à la presse ou à l'écrit. » 

Un Goncourt au sabre de pirates

Aujourd'hui, on prend les mêmes et on recommence. Sauf que ce n'est plus la presse qui a levé le lièvre, mais une équipe de pirates notoires, la Team Alexandriz. Dans un tweet diffusé hier, on peut lire :
Oh la la, Le Goncourt 2011 commercial est plein de fôtes, Heureusement qu'on corrige...

Capture d'écran à l'appui.


Et c'est avec un malin plaisir que les bonshommes décident donc de lancer ce camouflet à la tête de l'éditeur, montrant combien la version numérique de L'art français de la guerre, d'Alexis Jenni, est manifestement peu recommandable.

Selon eBouquin, c'est à la méthode de production des ebooks de Gallimard qu'il faut remonter pour expliquer la chose. En effet, l'éditeur passe par un PDF, qui est ensuite soumis à un logiciel de reconnaissance de caractères (OCR), avant d'être recraché en version EPUB ou Kindle. [Mise à Jour : manifestement, tout le monde n'aime pas les blagues de Clément, de eBouquin, et a tendance à les prendre pour argent comptant. Ce mode de numérisation n'est pas en vigueur, et il s'agissait d'une plaisanterie, entre initiés, manifestement trop sérieuse pour que l'on y touche...]

Ce qui est amusant, c'est de constater que la communauté pirate s'empare non seulement avec facilité des fichiers contenant des DRM - ce qui apportera peut-être une réflexion nouvelle sur leur pertinence. Mais surtout, qu'ils effectuent - gracieusement - le travail de relecture qui aurait été à réaliser avant la commercialisation du livre.

Une méthode de travail qui est d'ailleurs à l'étude dans le monde du manga et plus particulièrement de l'anime, alors que l'éditeur Kazé expliquait à "ActuaLitté" qu'à l'avenir, il pourrait travailler avec des équipes de scantrad. Celles-ci sont connues pour proposer en avance des versions traduites d'oeuvres encore non commercialisées dans les autres pays que le Japon. 

« Elles sont nombreuses, réactives et pleines de volonté. Et c'est connu, les meilleurs hackers, si l'on parvient à les convaincre, deviennent souvent des chefs de la sécurité informatique au sein de certaines sociétés. Simplement, je vous signale deux choses : d'abord, il faut les identifier, ces équipes, mais dans ce cas, je ne suis pas contre faire affaire avec elles et tenter de contractualiser. Mais il faut ensuite les convaincre de travailler dans ce cadre-là. Et surtout, bien leur faire comprendre que l'on n'est absolument pas là pour légaliser les sites de piratage », expliquait Kazé.

lundi 14 novembre 2011

Hubert Nyssen, fondateur des éditions Actes Sud, s'est éteint samedi



Les obsèques de l'écrivain et éditeur auront lieu demain, mardi 15 novembre, au Paradou, le village où il vivait, à côté d'Arles. Hubert Nyssen avait créé en 1978 les éditions Actes Sud, aujourd'hui dirigées par sa fille, Françoise Nyssen.


www.livreshebdo.fr

mardi 8 novembre 2011

Le Goncourt des lycéens revient à Carole Martinez



Publié le 07 novembre 2011 par cn
www.livreshebdo.fr
(Photo : Carole Martinez © Catherine Hélie)
Pour sa 24e édition, le prix récompense Du domaine des Murmures.
Carole Martinez s’est vue décerner, lundi 7 novembre, le prix Goncourt des lycéens pour son deuxième roman, Du domaine des Murmures (Gallimard). L'ouvrage, qui a obtenu 7 voix sur 13, raconte l’histoire, au Moyen Age, d’une jeune femme qui, pour se consacrer à Dieu et échapper au mariage, accepte l’emprisonnement à vie près d’une chapelle.

Cinq autres titres étaient en lice : Retour à Killybegs de Sorj Chaladon (Grasset), Les souvenirs de David Foenkinos (Gallimard), Monsieur le Commandant de Romain Slocombe (Nil), Tout, tout de suite de Morgan Sportès (Fayard) et Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan (JC Lattès). 

Les délibérations ont eu lieu à Rennes, comme chaque année, en présence des délégués de classe chargés de porter la voix des 2 000 lycéens ayant participé au prix organisé par la Fnac et le ministère de l’Education.

Je ne l'attendais pas celle-là !!!

lundi 7 novembre 2011

La TVA sur le livre passe à 7 % ... ben voyons


Publié le 07 novembre 2011 par hh

www.livreshebdo.fr
(Photo : © Olivier Dion)
Le taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée augmentera à partir du 1er janvier 2012, a annoncé aujourd'hui le Premier ministre.
“A l’exclusion de l’alimentation, de l’énergie, et des produits et services destinés aux handicapés, la TVA à taux réduit sera portée de 5,5 % à 7 %, générant une recette supplémentaire de 1,8 milliard d‘euros”, annonce le Premier ministre François Fillon dans un communiqué ce lundi 7 novembre.

“En France, le taux réduit de TVA est fixé à 5,5 % et s’applique à des produits et services fixés par la loi. A titre d’exemple, le taux réduit s’applique aux produits alimentaires, aux livres, aux produits à usage agricole, aux abonnements à des services de télévision, aux abonnements au gaz et à l’électricité, aux travaux dans les locaux d’habitation achevés depuis plus de deux ans, à la fourniture de logements dans les hôtels et dans les campings, aux services de restauration, aux titres de transport…”, rappelle le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres.

“Il est proposé de créer un taux intermédiaire de TVA à 7 %. Ce nouveau taux de TVA s’appliquera à l’ensemble des produits aujourd’hui soumis au taux de 5,5 %, y compris sur les produits de la restauration rapide, à l’exception des seuls produits de première nécessité. Ne sont donc pas concernés : les produits alimentaires, les abonnements au gaz et à l’électricité, ainsi qu’à des réseaux de fourniture d’énergie, et les équipements et services à destination des personnes handicapées”,précise le texte, qui ne mentionne pas le livre dans la liste des produits échappant à cette hausse de la TVA.

“Cette mesure sera inscrite dans le projet de loi de finances rectificative de fin d’année et s’appliquera à compter du 1er janvier 2012”,
 précise le communiqué.

Cette proposition devra être approuvée par le Parlement. Le gouvernement dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, qui a le dernier mot sur le Sénat, où l’opposition est majoritaire depuis les élections du 25 septembre dernier.

Cette nouvelle donne politique peut ralentir le processus de décision, ou aboutir à quelques concessions du gouvernement sous forme d’amendements.

Le prix Femina pour Simon Liberati, Francisco Goldman et Laure Murat



Le prix Femina a couronné au premier tour le roman de Simon Liberati, Jayne Mansfield 1967 (Grasset), par 9 voix contre 3 à Colette Fellous (Un amour de frère, Gallimard). Egalement au premier tour, l'Américain Francisco Goldman remporte le Femina étranger pour Dire son nom (Bourgois) par 7 voix contre 5 à Alessandro Piperno (Persécution, Liana Levi), et Laure Murat reçoit le Femina essai pour L'homme qui se prenait pour Napoléon : pour une histoire politique de la folie (Gallimard) par 7 voix contre 5 à Gérard de Cortanze (Frida Kahlo : la beauté terrible, Albin Michel).

www.livreshebdo.fr

vendredi 4 novembre 2011

Prix Médicis pour Lindon, Tesson et Grossman ... et c'est vraiment pour vous tenir au courant hein !!!


parce que l'express avait détesté ...

Publié le 04 novembre 2011 par mci
www.livreshebdo.fr

(Photo : Mathieu Lindon © Hélène Bamberger, Sylvain Tesson © Catherine Hélie, David Grossman © DR)
Après le Renaudot pour Carrère, P.O.L. remporte le Médicis grâce à Lindon. David Grossman a reçu le Médicis étranger à l'unanimité.
Mathieu Lindon a emporté le prix Médicis pour son romanCe qu'aimer veut dire paru en janvier chez P.O.L. Il a été élu au premier tour par cinq voix, contre quatre à Dans un avion pour Caracas, de Charles Dantzig (Grasset).

Le Médicis étranger couronne, à l’unanimité, David Grossman pour son roman Une femme fuyant l'annonce(Seuil), tandis que trois tours auront été nécessaires pour élire par cinq voix Sylvain Tesson, l'un des favoris des grands prix d'automne, pour son essai Dans les forêts de Sibérie (Gallimard) 

Dans Ce qu'aimer veut dire, paru en janvier dernier chez P.O.L, l'écrivain journaliste Mathieu Lindon rend hommage à son ami Michel Foucault, à travers le récit de six années de jeunesse. Il évoque également son père Jérôme Lindon, éditeur chez Minuit de Samuel Beckett ou encore Alain Robbe-Grillet, un des membres fondateur du prix Médicis.

Après le Renaudot pour Emmanuel Carrère, c'est le deuxième grand prix d'automne attribué aux éditions P.O.L, filiale Gallimard, très largement gagnant de cette saison devant Grasset, uniquement couronné par le grand prix du roman de l'Académie Française

Gallimard peut ajouter à sa récolte de récompenses le Médicis essai avec le livre de Sylvain Tesson, finaliste malchanceux du Renaudot derrière Emmanuel Carrère, et également en lice pour le Femina Essai. Dans cet ouvrage très remarqué par les prix et les médias, l’écrivain-voyageur raconte six mois passés en solitaire au bord du lac Baïkal. 
 
Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen et édité par Le Seuil,Une femme fuyant l'annonce brosse l’histoire récente d’Israêl à travers le beau portrait d’une mère persuadée que pour que son fils, volontaire pour une mission en Palestine, survive, elle doit disparaître. Le roman de David Grossman est également l'un des finalistes pour le Femina étranger, qui sera attribué lundi prochain. Par ailleurs, Le Seuil vient de rééditer Le livre de la grammaire intérieure, dont l'adaptation au cinéma par Nir Bergman est attendue en France début 2012.

Jean-Christophe Bailly et Olivier Frébourg se partagent le prix Décembre



Publié le 03 novembre 2011 par mci
www.livreshebdo.fr
(Photo : Jean-Christophe Bailly et Olivier Frébourg)
Les douze jurés campant sur leurs positions, un vote à main levé finit par répartir le prix Décembre entre les deux vrais finalistes Jean-Christophe Bailly et Olivier Frébourg.
Jean-Christophe Bailly pour Le dépaysement : voyages en France (Seuil) et Olivier Frébourg pour Gaston et Gustave (Mercure de France) se partagent le prix Décembre 2011. Le troisième finaliste, Emmanuel Carrère, lauréat du prix Renaudot hier, étant éliminé dès le premier tour.

Après deux tours de vote, avec six voix pour chacun, et devant le refus de la présidente du jury Laure Adler de faire jouer sa double voix, un vote à main levé a modifié la règle pour la première fois depuis la création du prix Décembre, permettant le partage du prix entre les deux finalistes. Neuf jurés sur douze en ont accepté le principe qui de fait partage les 30 000 euros de la dotation par la fondation Bergé entre les deux auteurs. 

Le prix Novembre (qui précédait le prix Décembre avant 1999) avait déjà décerné deux prix la même année par deux fois : en 1992 avec Henri Thomas et Roger Grenier et en 1994 avec Jean Hatzfeld et Eric Holder.

Dans Le dépaysement : voyages en France, paru au Seuil en avril dernier, Jean-Christophe Bailly explore le temps, les lieux, à partir d'un questionnement sur ce que la France représente à ses yeux et de voyages entrepris au hasard.

Olivier Frébourg signe avec Gaston et Gustave (Mercure de France) un livre douloureux et superbement écrit, dans lequel il raconte le drame personnel qui a bouleversé sa vie, après la perte d’un de ses jumeaux. Tandis qu’il visitait Gaston, le survivant, au service de réanimation, il passe devant une statue de Gustave Flaubert. Ce roman aborde les questions de la relation avec sa terre natale, de la filiation, de la transmission et de la littérature.

Quelques jours avant la proclamation du prix, Pierre Bergé nous confiait : « les finalistes seront difficiles à départager. Pour ma part, lorsque j’ai lu Jean-Christophe Bailly, je me suis dit que je tenais le prix Décembre. AvecGaston et Gustave, Olivier Frébourg a réussi un tour de force, c’est une invention d’écrivain construite avec une maîtrise formidable ».

L’an prochain, le prix Décembre sera présidé par Charles Dantzig.